• blandinebergeret21

Moscou,

#Ladifférence


Moscou est certainement la ville qui m’a le plus marquée dans mes pérégrinations. Tellement différente de ce que je connaissais, tellement loin de mes repères européens, de ma vie parisienne à une époque où la Russie s’ouvrait au monde.


Différente par sa taille. Ses avenues. Ses imposants bâtiments de l'époque soviétique. La profondeur de ses stations de métro, qui ne permettent pas de voir le bout de l'escalator, enterrées à plus de 100 mètre de profondeur. Une capitale immense pour une superficie de 2 511 km2 (vs Paris 105 km2) et 12 millions d'habitants. La ville la plus peuplée à la fois du pays et d'Europe.



Différente par sa météo. Visiter Moscou en hiver est une surprise éblouissante et étincelante. Moins quinze, moins vingt degrés. Un froid sec et glacial dont on se réchauffe avec du thé tiré de samovar ou en pénétrant dans des intérieurs surchauffés qui vous font vivre un grand 8 physiologique.


Différente par sa langue. Trente-trois lettres. Un alphabet cyrillique. Des voyelles yodisées. Des consonnes dures (palatalisées) ou mouillées. Des accents chuintants adoucis par des r roulés. Des déclinaisons alambiquées. Pas moins de huit. Des accents toniques qui modulent le timbre des syllabes.


Différente par sa culture. Orthodoxe. Ses églises à bulbes. Dorés. Bleus. Multicolores, tels ceux de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux aux allures de château de conte de fées. Ses basiliques et églises aux intérieurs brodés de dorures, parfumés d’encens et décorés d’icônes.


Différente par son histoire. Symbole du communisme. La place Rouge, au centre de Moscou, adjacente au Kremlin, qui été le témoin des différents épisodes de chaos et de triomphe de la nation à travers les siècles : le couronnement des tsars, les exécutions publiques, les interminables manifestations ouvrières et défilés militaires soviétiques.


Différente pour sa richesse artistique. Ses musées. Celui des Beaux-Arts Pouchkine avec sa grande collection d’impressionnistes. La Galerie d’État et la nouvelle Galerie Trétiakov où sont exposées des œuvres du XIe au XXIe siècle, des icônes médiévales aux tendances du réalisme socialiste soviétique et au-delà. Et si vous préférez vous plonger dans l’histoire politique, un tour au musée du Kremlin, sommet du pouvoir politique russe, s’impose. Je ne sais pas si le rituel est toujours d’actualité mais à l’époque, j’y avais déambulé chaussons aux pieds, donnés à l’entrée, pour protéger les parquets. Outre les principaux musées, je vous conseille vivement de visiter le métro de la capitale russe avec ses lustres scintillants, ses magnifiques statues et mosaïques. De véritables palais, une atmosphère opulente et une attraction à part entière.


Je remercie chaleureusement mon amie Valérie, installée à Moscou depuis quelques années, pour les photos ci-dessus. Pour découvrir la ville, rendez-vous sur son compte https://www.facebook.com/LieraArtCorner/


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