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La promesse de l'aube



#Mères


Romain Gary, né Kacew à Vilnius, nous raconte sa vie sous l'éclairage d’un amour maternel excessif. Démesuré et possessif. Une mère, Nina, qui l’élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne. Une mère qui ambitionne pour son fils un grand et beau destin. Elle le voit intellectuel, grand écrivain, ambassadeur de France, héros de l’Armée française. Ni plus ni moins.


L’ambition maternelle lui a épargné la médiocrité, a fait de lui un grand homme et un formidable écrivain. Deux prix Goncourt, Consul de France en La Paz, en Bolivie, et à Los Angeles, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça !

Était-ce un poids ? Une chance ? C'est là tout le questionnement de ce récit.

« Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. »


Une fin qu’il orchestrera en se donnant la mort en 1980 dans son appartement parisien.


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